ASN Technology · Atelier TI

ASNOps
Comment s'en servir

Vous n'avez jamais ouvert cette application. Ce livret vous prend au début — votre première connexion — et vous montre chaque geste, champ par champ, bouton par bouton.

0. À quoi sert ASNOps

ASNOps répond à une seule question, toute la journée : où en est chaque travail d'atelier, et qu'est-ce qui le bloque?

Avant, cette réponse vivait dans des têtes, des courriels et une réunion de statut. Il fallait demander. ASNOps la rend visible sans que personne ait à la redemander : le technicien clique une étape quand il l'a faite, et tout le monde voit l'avancement au même moment.

Ce que l'application n'est pas

Ce n'est pas un deuxième Seigma. Seigma reste le système de l'entreprise : les commandes, les réceptions, la facturation, tout continue de s'y passer exactement comme aujourd'hui. ASNOps n'écrit jamais rien dans Seigma — pas même un commentaire. Il le lit, c'est tout.

Ce n'est pas de la saisie en double. Vous ne recopiez aucune commande. Les cas arrivent tout seuls. Ce que vous ajoutez, et qui n'existe nulle part ailleurs, c'est l'avancement du travail et vos heures.

Comment un travail arrive ici

  1. Une expédition est créée dans Seigma, avec un numéro qui commence par CASH-.
  2. Quelqu'un y coche la case Production. C'est le seul geste qui fait entrer un travail dans l'atelier.
  3. Dans les quinze minutes, ASNOps le voit et l'affiche. Personne n'a rien à créer de ce côté.
  4. Quand la case Production est décochée dans Seigma, le cas sort d'ASNOps. Aucun cas ne reste collé au tableau.

Si un travail n'apparaît pas, la question n'est donc jamais « ASNOps a-t-il un bug » mais « la case Production est-elle cochée dans Seigma ». C'est presque toujours ça.

Ce qu'ASNOps devine tout seul

Le texte du travail écrit par le vendeur — par exemple 20x ATP_Lassonde — suffit à l'application pour déduire deux choses : la nature du travail et le nombre d'unités. Elle en connaît cinq natures, et chacune a ses propres étapes, parce qu'un assemblage et une réparation ne se déroulent pas pareil.

NatureCe qui la déclenche dans le texteCe qui la bloque
RéimagementATP, Autopilot, imagingle débit : beaucoup d'unités à passer
AssemblageAS, build, montageune pièce qui manque
RéparationReplacement, RMA, défectueuxla pièce de remplacement
Mise à niveauUPG, upgradela pièce à installer
DiagnosticDIAG, QA, Hash_IDle retour du client

Le 20x en tête du texte donne les 20 unités. C'est un humain qui l'a écrit, donc l'application lui fait confiance plutôt que de compter les pièces.

Ce que votre clic déclenche ailleurs

Quand vous faites avancer un cas, trois choses partent automatiquement. Vous n'avez rien d'autre à faire, et surtout rien à recopier :

  1. Le tableau se met à jour pour tout le monde, tout de suite.
  2. Un avis part dans la conversation Teams PRODUCTION, regroupé par tranches de quinze minutes. L'équipe voit l'avancement sans ouvrir l'application. Les avis sont regroupés exprès : un message par clic rendrait le canal illisible en deux jours.
  3. Le billet Autotask suit : il s'ouvre quand le cas vous est confié, reçoit une note à chaque étape, et se ferme quand le travail est expédié. Personne n'a à toucher Autotask à la main.

Aucun de ces trois automatismes n'écrit au client. Les billets d'atelier ne portent volontairement aucun contact, pour qu'aucun courriel ne parte vers un client à cause d'un clic d'atelier.

En une phrase, selon qui vous êtes

Vous êtesASNOps sert à
Technicienvoir ce qui vous est confié, cliquer l'étape faite, noter vos heures. Aucune rédaction.
Coordinationrépartir le travail, voir qui est disponible, repérer ce qui bloque avant que le client appelle.
Directionlire l'état de l'atelier sans réunion de statut, et les heures réellement passées.
Observateurconsulter, sans rien pouvoir modifier.

Le reste de ce livret vous montre chaque geste, écran par écran. Si vous ne lisez qu'une section, lisez la 5 — faire avancer le travail. C'est celle que vous utiliserez tous les jours.

1. Votre première connexion

Chaque personne a son propre compte. Ce n'est pas une formalité : ce que vous saisissez porte votre nom, et vos heures n'appartiennent qu'à vous.

1
Ouvrez l'adresse de l'application http://127.0.0.1:4800 sur le serveur, ou l'adresse que l'administrateur vous a donnée sur le réseau.
2
Entrez votre courriel et le mot de passe temporaire L'administrateur vous l'a communiqué de vive voix. Il n'est écrit dans aucun fichier, aucun courriel. Puis Entrer.
3
Choisissez votre propre mot de passe L'application l'exige avant de vous laisser passer. Dix caractères au minimum. Vous retapez d'abord le temporaire, puis le nouveau, et Enregistrer.
4
Reconnectez-vous avec le nouveau Changer un mot de passe ferme toutes les sessions, y compris la vôtre : c'est voulu. L'application s'ouvre ensuite.

En haut à droite, votre nom et votre rôle s'affichent. Quitter ferme la session — à faire sur un poste partagé.

Votre session dure douze heures, puis se referme d'elle-même. Un poste d'atelier laissé allumé la nuit ne reste pas ouvert au matin.

Si vous avez oublié votre mot de passe

Personne ne peut le lire, pas même l'administrateur. Il vous en génère un nouveau, temporaire, et vous reprenez à l'étape 2. Après huit essais ratés, l'application refuse pendant quinze minutes.

2. Ce que votre compte permet

Trois sortes de comptes. Personne ne cache rien à personne : la différence porte sur ce qu'on peut écrire, pas sur ce qu'on peut voir.

Votre rôleCe que vous pouvez faire
technicien
(ti)
Tout le travail d'atelier : faire avancer les étapes, créer des tâches, commenter, joindre des fichiers, saisir des congés, préparer une approbation client. Et noter vos heures — jamais celles d'un collègue.
observateur Ventes, achats, finance. Vous voyez tout le déroulement du travail TI : les cas, les blocages, les pièces qui manquent, les rapports, les disponibilités. Vous ne modifiez rien de l'atelier, et vous créez vos propres espaces. Les onglets Temps et Approbations ne vous sont pas proposés : vous n'y pourriez rien écrire.
administrateur Tout, plus la création des comptes.
Si un bouton vous répond que votre compte ne permet pas l'action, ce n'est pas une panne : c'est la règle. Demandez à un technicien de le faire, ou à l'administrateur de changer votre rôle.

3. Lire le Tableau

C'est l'écran où l'on passe sa journée. Une ligne par cas d'atelier, le plus grave en haut. Aucun tri à faire : l'ordre est déjà le bon.

ColonneCe qu'elle dit
CasLe numéro du cas d'atelier, CASH-#####, et sous lui la commande de vente CASO-#####. Cliquez le numéro pour ouvrir la fiche.
ClientPour qui on monte.
À monterCombien de postes. Personne ne le saisit : il se déduit du boîtier, à défaut de la carte mère. Un tiret veut dire qu'aucune pièce repère n'a été reconnue — et non « zéro ».
ReprésentantLe propriétaire du dossier dans Seigma. Ce n'est pas le technicien : Seigma ne porte aucune affectation d'atelier.
ÉtapeOù en est le montage, et une pastille de couleur si la matière bloque.
PiècesUnités reçues sur unités commandées, comptées sur les bons d'achat.
En attenteJours écoulés depuis l'ouverture du cas.
SuiviLe numéro de suivi tel qu'il est dans Seigma.
(dernière)Le bouton qui fait passer à l'étape suivante — il n'apparaît que si rien ne bloque.

Sous une ligne bloquée, chaque pièce manquante s'affiche sur une ligne : référence, libellé, état, besoin, reçu, manque, bon d'achat et son statut, fournisseur, date attendue. Rien n'est caché dans une infobulle.

4. Ouvrir un cas

Cliquez le numéro CASH-… dans le Tableau. La fiche s'ouvre par-dessus ; ← Retour au tableau revient en arrière.

Vous y trouvez, de haut en bas :

5. Faire avancer le travail

C'est le seul geste que l'atelier saisit. Tout le reste se lit dans Seigma. Et c'est ce geste qui remplace la réunion : quand vous cliquez, tout le monde le voit.

Les étapes, dans l'ordre : à assembleren assemblageen testprêt à expédierexpédié.

Depuis la fiche du cas

  1. Dans Étape d'atelier, vérifiez le nom proposé à côté du bouton — c'est le vôtre.
  2. Cliquez Passer à « en assemblage » (ou l'étape suivante réelle).
  3. L'en-tête se rafraîchit : nouvelle étape, compteur de jours remis à zéro, votre nom inscrit.

Depuis le Tableau

Le bouton de la dernière colonne fait la même chose, sans ouvrir la fiche.

Un cas bloqué ne peut pas avancer. Si des pièces manquent, la fiche l'écrit — « Impossible d'avancer : 3 pièces manquent » — et aucun bouton n'est offert. On n'assemble pas ce qui n'est pas arrivé. Ce n'est pas un bug : c'est la règle du produit.

6. Créer une tâche

Onglet Tâches, ou directement dans la fiche d'un cas — auquel cas le cas est déjà rempli pour vous.

Dans Créer une tâche, remplissez :

ChampQuoi mettre
TitreObligatoire. Une action, pas un sujet : « Monter les 5 boîtiers », pas « Boîtiers ».
AssignéUn des cinq techniciens, ou personne.
StatutÀ faire, en cours, bloquée, terminée.
PrioritéBasse, normale, haute, urgente.
ÉchéanceUne date, ou rien. Une tâche en retard se signale toute seule.
Cas d'atelierLe CASH-… auquel la tâche se rattache. C'est ce lien qui fait qu'elle apparaît dans la fiche du cas.

Puis Créer la tâche. En haut de l'onglet, des filtres — Assigné, Statut, Cas d'atelier, Masquer les terminées — restreignent la liste sans rien supprimer.

Une tâche accepte des sous-tâches, une liste de contrôle qu'on coche, et des dépendances (« celle-ci attend celle-là »).

7. Noter vos heures

Onglet Temps, encadré Saisir des heures. Les feuilles de temps restent dans ASNOps : rien ne remonte dans Seigma.

ChampQuoi mettre
PersonneFigée sur vous, et grisée. Vous ne pouvez pas saisir au nom d'un collègue — même en modifiant la page, le serveur réattribue la saisie à votre compte.
Portéecas d'atelier ou tâche. Le client n'est pas une portée : il se déduit du cas.
RéférenceLe numéro : CASH-10518, ou l'identifiant d'une tâche. La liste vous propose les cas ouverts.
DateLe jour travaillé. Aujourd'hui par défaut.
HeuresUn nombre — 1.5 pour une heure trente.
FacturableOui ou non. C'est ce qui distingue une heure client d'une heure interne.
NoteCe que vous avez fait. Un mois plus tard, c'est la seule chose qui reste.

Enregistrer la saisie. En dessous, trois tableaux se recalculent seuls : par personne pour la semaine, par client, et les saisies de la semaine — où l'on peut retirer une ligne.

Vous ne supprimez que vos propres saisies. Celles d'un collègue vous sont refusées ; seul l'administrateur corrige tout.

8. Congé ou placement chez un client

Onglet Disponibilités. La bande du haut montre deux semaines, une colonne par jour, une ligne par personne.

Saisir une absence

Personne, Type (congé, maladie, férié, formation, autre), Début, Fin, Note → Enregistrer l'absence. Les bornes sont incluses : une absence d'un seul jour a la même date en Début et en Fin.

Saisir un placement chez un client

C'est le cas « un client demande une personne à temps plein chez lui ». Personne, Client, Début, Fin, Jours par semaine, Commande, Note → Enregistrer le placement.

L'écran signale de lui-même les chevauchements — quelqu'un en congé et placé le même jour — et se termine par un encadré « ce que ces chiffres ne disent pas », à lire une fois.

9. Faire approuver une feuille de temps par un client

Onglet Approbations, encadré Préparer une demande d'approbation.

  1. Remplissez : Client, Courriel du client, Portée, Référence, Du, Au, Validité du lien.
  2. Préparer la demande. L'application rassemble les heures de la période et fabrique un lien signé.
  3. Elle produit un brouillon de courriel. Elle ne l'envoie pas : vous le relisez, et vous l'envoyez vous-même depuis Outlook.
  4. Le client ouvre le lien, voit les heures, approuve ou refuse.
  5. Dès qu'il approuve, la demande passe au vert dans l'application.

Un lien inconnu, expiré ou déjà utilisé affiche exactement la même page neutre : on ne révèle jamais à un inconnu qu'une feuille existe.

Aujourd'hui ce lien ne fonctionne que sur le réseau interne. Tant que le serveur n'a pas d'adresse publique en HTTPS, un client de l'extérieur ne pourra pas l'ouvrir.

10. Créer un espace

Un espace regroupe le travail d'une équipe, d'un projet ou d'un client. Tout le monde peut créer les siens, y compris un observateur.

Onglet EspacesCréer un espace : Nom, Identifiant, Nature (département, équipe, projet, client), Description, Couleur — à choisir parmi celles proposées, pas une couleur libre. Puis Créer l'espace.

Ensuite : Ouvrir pour y entrer, Archiver pour le retirer de la liste sans rien perdre. Un espace ne se supprime pas — c'est volontaire.

L'encadré Ce qu'une personne verrait vous laisse choisir un nom et Regarder : utile avant de donner un accès.

11. Automatisations

Des règles surveillent et signalent. Le titre de l'écran le dit : rien ne part jamais tout seul, ASNOps prépare, un humain envoie.

  1. Voir ce qui se déclencherait — l'essai à blanc. Rien n'est écrit, rien n'est envoyé : vous lisez ce qui aurait eu lieu.
  2. Dans Ce que la base suggère, l'application propose des règles tirées de vos données réelles — par exemple relancer un fournisseur en retard.
  3. Adopter sans activer l'enregistre en sommeil ; Adopter et activer la met en service.
  4. Écrire une règle pour la vôtre.

Ce qu'une règle produit atterrit dans La file de brouillons. Vous approuvez ou rejetez. Rien ne quitte l'application sans ce clic.

12. Demandes et modèles

Onglet Demandes : d'où vient le travail avant d'être du travail.

La première fois, Amorcer les formulaires installe les formulaires standards ; Écrire le mien pour en créer un. L'encadré Le formulaire tel que le voit le demandeur montre ce que le vendeur remplira.

Les demandes reçues s'acceptent ou se refusent. Un modèle de projetVoir l'arbre de tâches pour le lire, Appliquer à un cas pour l'utiliser — crée d'un coup toutes les tâches d'un montage type.

13. Le code de couleur

Chaque couleur ne veut dire qu'une chose, partout dans l'application.

pas commandée La pièce n'a même pas été commandée. Le pire cas — et c'est exactement ce qui restait invisible avant. Ça se règle avec les achats, pas avec un tournevis.
commandée, pas reçue Le bon d'achat est passé, la pièce n'est pas arrivée. Ça attend un fournisseur, ce n'est pas un oubli.
reçue · terminé · approuvé Rien à attendre : la pièce est là, l'étape est faite, ou le client a approuvé.
en cours · placé chez un client Le travail avance, ou la personne est en placement.
absent Congé, maladie, formation. Ni un blocage, ni un placement.
information manquante La base ne permet pas de répondre. L'application le dit au lieu d'inventer un chiffre.

14. Le sens exact des chiffres

Pour qu'aucun chiffre ne veuille dire autre chose que ce qu'il dit.

AffichageSens précis
À monter : 5Cinq postes, déduits du boîtier — une machine, un boîtier. À défaut, de la carte mère. Un tiret = aucune pièce repère reconnue.
Pièces 27 / 35Unités reçues sur unités commandées, comptées sur les bons d'achat — la seule mesure qui corresponde au blocage.
En attente 14 jJours depuis l'ouverture du cas. Ce n'est pas « bloqué depuis » : les dates de réception réelles ne sont pas encore branchées.
Date attendueCelle du bon d'achat dans Seigma. Absente, l'application l'écrit — et alors aucun retard n'est mesurable.
ReprésentantLe propriétaire du dossier dans Seigma, pas le technicien.
non facturéLu dans Seigma. Aucune case « facturé » n'existe dans ASNOps, et aucune facture ne s'y crée.

Un cas n'entre dans ASNOps qu'une fois coché Production dans Seigma. Un dossier qui vous manque est presque toujours celui-là : la case n'est pas cochée, donc il appartient encore à la vente ou aux achats.

15. Pour l'administrateur

Créer les comptes se fait en ligne de commande, sur le serveur, dans le dossier de l'application.

Voir qui existe :

node src/auth.js lister

Créer un technicien — le dernier mot est son identifiant dans le référentiel des personnes :

node src/auth.js creer "Amine Makdad" amakdad@asntech.com ti amine-makdad

Créer un observateur (ventes, achats, finance) :

node src/auth.js creer "Alexandra Bergeron" abergeron@asntech.com observateur

Regénérer un mot de passe oublié :

node src/auth.js reinitialiser amine-makdad

Le mot de passe s'affiche une seule fois, dans la console. Il n'est écrit dans aucun fichier et personne ne peut le relire — pas même vous. Communiquez-le de vive voix, et jamais par courriel.

Réinitialiser un mot de passe ferme toutes les sessions ouvertes de la personne. Désactiver un compte les ferme aussi, immédiatement.

16. Ce qui n'existe pas encore

Dit franchement, pour que personne ne compte sur ce qui n'est pas là.

Démarrer et arrêter

Sur le serveur, lancez start.ps1, puis ouvrez http://127.0.0.1:4800. Les données se relisent d'elles-mêmes ; le bouton Synchroniser force une lecture immédiate de Seigma. Si un écran affiche « indisponible », le reste de l'application demeure exact : chaque écran lit ses propres données et aucun n'invente ce qu'il n'a pas reçu.

ASNOps — ASN Technology · Ce livret décrit l'application telle qu'elle est, pas telle qu'elle sera.